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Stef84

Messages: 207 25/04/2010 Age: 27 Localisation: Paris
 | Sujet: Jouets Lun 5 Déc - 21:20:13 | |
| 28 novembre 2011 Jouets La sécurité en question
Peut-on encore offrir un jouet aux tout-petits sans leur faire courir de risques ? À l’approche de Noël, la question se pose. Car entre les rappels de jouets dangereux et les alertes régulières sur les composés chimiques menaçants, on ne sait plus trop à quoi se fier.
Jouets La sécurité en question
Peut-on encore offrir un jouet aux tout-petits sans leur faire courir de risques ? À l’approche de Noël, la question se pose. Car entre les rappels de jouets dangereux et les alertes régulières sur les composés chimiques menaçants, on ne sait plus trop à quoi se fier.
Rappels massifs de jouets Fisher Price l’an dernier à trois mois de Noël, scandale Mattel en 2007 pour des peintures au plomb et de petits aimants que les enfants risquaient d’ingérer, retraits de jouets du marché européen tout au long de l’année, alertes sur la présence de substances chimiques toxiques, la liste des jouets nocifs ou dangereux est bien trop longue. L’association européenne WECF vient d’ailleurs de relancer les craintes en épinglant plusieurs jouets en raison de la présence de substances chimiques préoccupantes : des Maquillages pour enfantset des bijoux pour enfants contiennent encore des métaux lourds. Du coup, acheter un jouet en étant sûr qu’il soit sans risque ne va plus de soi.
Pour faciliter les achats de Noël, rassurer ou au moins informer parents et grands-parents, Que Choisir a testé des jouets destinés aux très jeunes enfants, les moins de trois ans. Pas par hasard mais parce que les bébés constituent une population particulièrement fragile. Ils mâchouillent leurs jouets fétiches sans se lasser, ils les ont près d’eux jour et nuit. Si le jouet contient des substances chimiques nocives, ce contact prolongé pose problème. Les tout-petits sont en effet très vulnérables, leur peau est plus perméable que celle des adultes, leurs poumons et leur système immunitaire sont en développement.
Depuis l’été dernier, la sécurité des jouets s’est en principe renforcée. La nouvelle directive européenne, entrée partiellement en vigueur en juillet, renforce les responsabilités des fabricants, des importateurs et des distributeurs. Ça n’a l’air de rien, mais c’est important.
Des avancées dans la législation Jusqu’à l’été, les professionnels pouvaient se réfugier derrière le sigle CE en cas d’accident pour se dédouaner. Désormais, c’est fini, tout le monde est responsable, du fabricant au distributeur. Chacun doit pouvoir prouver que la conformité du jouet a été vérifiée. Que Choisir regrette que le contrôle par un laboratoire indépendant ne soit pas imposé, mais c’est néanmoins un progrès, les professionnels sont fortement incités à s’entourer de plus de garanties.
Concernant le risque chimique, en revanche, rien n’a bougé, les restrictions d’usage pour les composés préoccupants pour la santé n’interviendront qu’en 2013. La directive limitera sévèrement l’utilisation des substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, ce qui paraît la moindre des choses pour des produits destinés aux enfants, mais sans les interdire totalement. Quant aux valeurs limites retenues pour certains composés, elles demeureront trop élevées. Ainsi, les jouets que nous avons testés et qui contiennent des hydrocarbures aromatiques préoccupants resteront parfaitement conformes à la réglementation en 2013. C’est regrettable.
Peluches : Le sans-faute n’est pas au rendez-vous Cadeau par excellence pour les tout-petits, la peluche doit être irréprochable. Nous avons ciblé des héros et des animaux très prisés.
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|  | | Stef84

Messages: 207 25/04/2010 Age: 27 Localisation: Paris
 | Sujet: Re: Jouets Lun 5 Déc - 21:27:39 | |
|  Peluches : Le sans-faute n’est pas au rendez-vous Cadeau par excellence pour les tout-petits, la peluche doit être irréprochable. Nous avons ciblé des héros et des animaux très prisés. Pour nous assurer que ces jouets ne présentent aucun danger, nous avons recherché les substances chimiques toxiques qui risquent de s’y trouver, à commencer par le formaldéhyde. C’est un polluant redoutable quand on le respire. À faibles doses, il peut provoquer des irritations de la peau, des yeux et des voies respiratoires, déclencher des crises d’asthme. Et il est classé cancérogène certain par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer). Bref, les bambins doivent en être protégés. Heureusement, aucune peluche testée n’en contient. Autre bonne nouvelle, les colorants azoïques contenant des composés cancérogènes sont absents. Bien qu’ils soient interdits du fait de leur nocivité, le risque était de les retrouver dans les parties aux couleurs très vives. Ce n’est pas le cas, les fabricants respectent la réglementation. Les HAP jouent les trouble-fête Ça va moins bien du côté des HAP, ces composés dérivés du pétrole. À l’exception du doudou Barbapapa rouge, toutes les peluches en contiennent. Certes en très faible quantité, mais il s’agit de deux HAP classés, pour l’un cancérogène possible, le naphtalène, et pour l’autre cancérogène probable, le chrysène. La seule bonne valeur pour des jouets destinés aux tout-petits, qui passent beaucoup de temps en contact avec leurs peluches, ce serait zéro, même s’il n’existe aucune réglementation les limitant. Que Choisir espère que les fabricants vont devenir vigilants et retireront les HAP classés cancérogènes à un degré ou un autre de leur processus de fabrication. Le jouet Barbapapa prouve d’ailleurs qu’on peut s’en passer. Parfois, le problème se niche là où on ne l’attend pas. Sur l’hippopotame d’Histoire d’ours, c’est surtout dans les rares parties claires que ces deux HAP sont présents. C’est regrettable, le fabricant serait bien inspiré de revoir ses exigences de fabrication, tout comme Lansay pour le Oui-Oui qui contient aussi ces deux HAP. Le Douceur Bergamote est pénalisé pour sa teneur en naphtalène. Sur les références notées "1 étoile", le naphtalène ou le chrysène sont présents mais à très faibles doses. Les peluches ne sont pas concernées par les phtalates, seules les parties en plastique des doudous peuvent en contenir. Nous les avons recherchés dans le Kiki, sur les yeux plastifiés du Barbapapa et le grelot du Oui-Oui. Aucun ne contient de phtalates interdits, c’est rassurant, les grandes marques semblent contrôler leurs processus de production. |
|  | | Stef84

Messages: 207 25/04/2010 Age: 27 Localisation: Paris
 | Sujet: Re: Jouets Lun 5 Déc - 21:30:00 | |
|  Jouets en plastique : Ils ne sont jamais purs Nouvel ennemi public numéro un, le bisphénol A peut être présent dans le plastique dur transparent. Nous l’avons recherché dans les 5 jouets composés en partie de ce matériau. Pas de souci, ils n’en contiennent pas. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) constituent à nouveau le point noir de cette catégorie des jouets en plastique. Leur présence est très répandue, on pourrait presque dire que quand on les cherche on les trouve. Ils sont très présents dans les processus de fabrication, notamment via le noir de carbone, cette poudre extrêmement fine d’usage très courant, tant pour renforcer que pour pigmenter. Quand les HAP employés ne sont pas classés cancérogènes, à un degré ou un autre, ça ne pose pas problème. Mais si nos analyses n’ont heureusement pas détecté de chrysène, un composé classé cancérogène probable et aussi soupçonné d’être mutagène, le naphtalène, substance volatile classée cancérogène possible, est très souvent présent. L’autre point préoccupant concerne les plastifiants de deux jouets, Mes premiers cubes d’Enfant Magazine et Pyr’amuse de Tomy. Ils ne contiennent pas de phtalates interdits, c’est une bonne chose, mais ils utilisent un substitut assez peu documenté sur le plan toxicologique. Impossible, donc, d’affirmer qu’il est anodin ou, au contraire, nocif dans cet usage. Concernant des jouets destinés aux tout-petits, cette incertitude pose problème. |
|  | | Stef84

Messages: 207 25/04/2010 Age: 27 Localisation: Paris
 | Sujet: Re: Jouets Lun 5 Déc - 21:36:11 | |
|    Faut-il clouer Sophie la girafe au pilori ? La question a de quoi surprendre tant ce hochet destiné aux nourrissons fait partie de la vie des familles. C’est un cadeau incontournable pour les bébés depuis les années soixante ! Pourtant, nos résultats de laboratoire entraîneraient son retrait du marché outre-Rhin. En cause, les nitrosamines, des composés cancérogènes qui migrent facilement dans la salive. L’Union européenne interdit leur présence dans les tétines depuis 1995 et l’Allemagne a étendu cette interdiction aux jouets destinés ou de nature à être mis en bouche. En 2013, la directive jouets fixera deux valeurs limite, 0,05 mg/kg pour les nitrosamines, 1 mg pour leurs précurseurs. Dans nos analyses, Sophie la girafe frôle cette limite sur les précurseurs tout en étant conforme. Son fabricant, Vulli, n’est pas inquiet, car les analyses exigées pour les jouets seront moins sévères que les procédures actuelles appliquées aux tétines et pour ce test. Sans doute, mais Sophie la girafe n’est pas un jouet comme les autres, elle est conçue pour être sucée et mordillée par les bébés. S’aligner sur la réglementation allemande serait une sage précaution. Jouets en bois : Un bémol tout de mêmeRechercher des plastifiants dans les jouets en bois, ça peut paraître baroque. En réalité, la plupart des jouets sont composés de différents matériaux, même si l’un domine. C’est ainsi que les motifs du hochet Bidiboo sont en bois mais ses montants en plastique, et les deux matériaux seront à coup sûr portés à la bouche. Sur le train magnétique de Brio, c’est du caoutchouc qui forme l’axe central des roues. Si l’enfant met la roue à la bouche, il est en contact avec ce caoutchouc. Or, des substances cancérogènes qui migrent facilement dans la salive, les nitrosamines, peuvent être présentes dans ce matériau. Nous avons donc fait procéder aux vérifications nécessaires en laboratoire. Aucune migration n’est détectée, c’est une bonne nouvelle. Nos analyses prouvent aussi que les fabricants n’utilisent aucun plastifiant, ni les phtalates ni leurs substituts, c’est très bien, et le redoutable formaldéhyde est également absent. Ce sont une nouvelle fois les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les HAP, qui tempèrent ces bons points rassurants. Le train Brio et le Géo éléphant Djeco contiennent du naphtalène. Certes en faible quantité, mais nous jugeons la présence de ce HAP classé cancérogène possible regrettable dans des jouets destinés à des petits de douze et dix-huit mois. La grue Mula en contient aussi, mais à dose très faible. |
|  | | Stef84

Messages: 207 25/04/2010 Age: 27 Localisation: Paris
 | Sujet: Re: Jouets Lun 5 Déc - 21:40:28 | |
|   Poupées : Un plastifiant préoccupant Nous avons sélectionné trois poupons très colorés destinés aux moins de trois ans, et même dès la naissance pour le Babipouce de Corolle. Pas de risque du côté du formaldéhyde ou des colorants azoïques, les analyses n’en ont pas détecté, c’est une bonne nouvelle. En revanche, la situation est moins satisfaisante quand on s’intéresse aux HAP et aux plastifiants. Nos analyses détectent du naphtalène, un HAP classé cancérogène possible : en faible quantité dans les trois, mais l’absence serait préférable pour de si jeunes enfants. Pénalité pour la poupée Corolle, conçue pour les plus petits, car elle contient également du chrysène, un autre HAP, classé cancérogène probable et dont l’Allemagne demande l’interdiction. Concernant les plastifiants, le jouet Calinou est un peu préoccupant. Certes, il ne contient pas de phtalates interdits, mais il utilise un substitut dont on ne sait rien puisqu’il n’est pas évalué sur le plan toxicologique, alors qu’il existe des composés reconnus peu nocifs. Les autres poupons y ont recours, ce qui est préférable.   |
|  | | Stef84

Messages: 207 25/04/2010 Age: 27 Localisation: Paris
 | Sujet: Re: Jouets Lun 5 Déc - 21:42:25 | |
| Avant l’achat Ce qu’il faut vérifier S’il faut privilégier les jouets non toxiques, il importe aussi de vérifier qu’ils ne peuvent pas provoquer d’accident. Nos conseils. – Opter pour un jouet adapté à l’âge de l’enfant. L’indication figure sur les emballages. Il faut respecter le logo d’interdiction pour les moins de trois ans, qui portent tout à la bouche. – Entre deux modèles, choisir celui de marque NF s’il existe. Contrairement au marquage CE, la marque NF exige des audits et des contrôles réalisés par un laboratoire agréé indépendant. C’est une garantie, elle est hélas peu recherchée par les fabricants de jouets, Smoby est le seul à vendre des jouets NF. – Éviter les jouets qui comportent des petits éléments détachables, s’assurer que rien ne peut être arraché facilement si le jouet est conçu pour les petits. Attention aux nœuds, aux boutons, aux pressions, aux clochettes… Destinées aux très jeunes enfants, les peluches méritent un examen approfondi, il ne faut pas hésiter à les maltraiter. Tirer sur les poils. S’ils se détachent, c’est dangereux, l’enfant risque de s’étouffer. Triturer la peluche. Si du rembourrage apparaît, c’est grave. Essayer de détacher les oreilles, les yeux, le nez, toutes les parties cousues ou collées. Elles doivent résister. Vérifier les coutures. Si elles sont lâches, si elles n’ont pas l’air solide, il y a un risque. – Le compartiment à piles d’un jouet ne doit jamais être accessible à l’enfant, même en cas de chute. Vérifiez qu’il nécessite un tournevis pour être ouvert. – Gare aux jouets qui comportent de petits aimants, leur ingestion peut provoquer de graves blessures. Ce n’est pas seulement un risque d’étouffement pour les tout-petits, les grands enfants courent un danger s’ils s’amusent à simuler le piercing sur la langue. Car quand l’aimant est avalé, il se loge dans l’intestin, si jamais l’enfant en avale deux, ils se soudent. Il faut opérer. – S’abstenir d’acheter des jouets parfumés, ils contiennent souvent des substances allergisantes. – Fuir les jouets lumineux qui fonctionnent avec des diodes LED apparentes protégées par du verre transparent. L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) a mis en garde sur les risques des LED pour la vue des enfants. Leur forte proportion de lumière bleue provoque un stress toxique pour la rétine. C’est grave quand les enfants y sont exposés car leur cristallin en développement ne peut pas filtrer cette lumière. À la suite du test "Éclairage LED", Que Choisir déconseille d’ailleurs vivement les spots LED. – Préférer les jouets de grandes marques aux produits sans marque. Ce n’est pas une garantie à 100 %, il y a parfois des rappels dus à des problèmes de sécurité, néanmoins le suivi et les contrôles existent. Substituts aux phtalates L’UFC-Que Choisir saisit l’Anses Les jouets testés ne contiennent pas de phtalates interdits, c’est la moindre des choses. Mais compte tenu des nombreuses fraudes signalées par le système d’alerte européen Rapex, c’est aussi une bonne nouvelle. Reste à savoir si les plastifiants employés en remplacement de ces composés interdits sont peu nocifs. Réponse rassurante pour deux des substituts identifiés dans nos analyses (jouets notés "2 étoiles"). Pour les deux autres plastifiants détectés, en revanche, c’est l’inconnu (jouets notés "1 étoile"). Ils sont un composant du plastique à plus de 20 % mais impossible de se prononcer sur leur nocivité. Sont-ils anodins ou, au contraire, leur utilisation à grande échelle peut-elle avoir des effets néfastes sur la santé des enfants ? Mystère. Cette méconnaissance est inacceptable. L’UFC-Que Choisir a donc décidé de saisir l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) pour lui demander une expertise sur ces deux molécules, le DHEH et le DOIP. Seule une étude d’évaluation des risques permettra de se prononcer sur leur usage dans les jouets. Élisabeth Chesnais Mélanie Marchais |
|  | | Stef84

Messages: 207 25/04/2010 Age: 27 Localisation: Paris
 | Sujet: Re: Jouets Lun 5 Déc - 21:51:12 | |
| Communiqué 30 novembre 2011 Sécurité des jouets Faudra-t-il écrire au père noël pour obtenir un renforcement de la réglementation ?
A l’ouverture de la période de l’avent, l’UFC-Que Choisir rend publics les résultats de son test relatif à la toxicité des jouets*(1) et, à l’appui de celui-ci, interpelle les pouvoirs publics pour un renforcement de la réglementation.
En effet, à l’approche de Noël, l’UFC-Que Choisir a souhaité s’assurer de la sécurité des jouets destinés aux très jeunes enfants de moins de 3 ans présents sur le marché afin de rassurer ou d’informer les parents. Et le bilan est pour le moins mitigé
Sur les 30 jouets testés, l’absence de phtalates, formaldhéhyde, colorants azoïques, substances cancérogènes ou reprotoxiques interdites par la réglementation, est un élément de satisfaction. En revanche, on peut s’étonner de la présence importante (plus de 20% des plastiques des jouets testés) de substituts aux phtalates n’ayant fait l’objet d’aucune évaluation toxicologique officielle et qui ne figurent pas dans la liste des additifs pouvant être utilisés dans les matériaux plastiques en contact avec les aliments.
De même, l’analyse de l’UFC-Que Choisir souligne la présence, dans près de la moitié des jouets testés (13 sur 30), de dérivés pétroliers (HAP), classés cancérogènes probables ou possibles par l’Agence américaine de l’Environnement (US-EPA) et l’Union européenne, ou des substances susceptibles d’être transformées en nitrosamines, également cancérogènes probables ou possibles selon le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) et l’US-EPA. Ainsi le doudou Oui-Oui de Lansay contient du chrysène et du naphtalène, HAP classés respectivement cancérogènes probables ou possibles. De même, l’emblème des jouets premier âge, Sophie la Girafe, pourtant destiné à la bouche des enfants, contient et même libère dans la salive des précurseurs de nitrosamines ! Si elle appartenait à la famille des tétines où ces composés sont interdits, Sophie ne serait plus sur le marché mais appartenant à la catégorie des jouets, la Girafe n’est pas menacée
Alors que les enfants de moins de trois ans sont un public particulièrement vulnérable à la toxicité des produits -leur peau étant plus perméable que celle de leurs aînés, leurs poumons et système pulmonaire étant encore en développement- il n’est pas admissible que toutes les substances chimiques présentes dans les jouets ne soient pas évaluées toxicologiquement afin de garantir leur innocuité, et que des substances cancérogènes probables ou possibles soient admises
Après le scandale des jouets MATTEL en 2007, la Directive Jouets a été révisée, et sera pleinement applicable en 2013 mais s’agissant de la toxicité, les valeurs limites pour certains composés, comme les HAP ou les nitrosamines, sont trop élevées. Pour preuve, les jouets testés resteront conformes
L’Allemagne a décidé de renforcer sa réglementation sur les jouets : la législation interdisant la libération de nitrosamines et de leurs précurseurs par les tétines et les sucettes a été étendue aux jouets destinés aux moins de 3 ans et elle a demandé aux institutions européennes la possibilité d’interdire les HAP classés comme cancérogènes probables ou certains par l’Union européenne dans les produits de consommation, et donc les jouets. Face au laxisme de la réglementation européenne, qu’attend la France pour faire de même
Soucieuse que soit garantie la sécurité des consommateurs, particulièrement les plus vulnérables comme les enfants, l’UFC-Que Choisir :
A saisi l’ANSES aux fins de procéder à une évaluation toxicologique des 2 substituts aux phtalates trouvés dans les jouets testés et non encore évalués, le DHEH et le DOIP ; Demande aux pouvoirs publics, nationaux et européens, de renforcer la réglementation relative à la toxicité des jouets en vue d’interdire la présence des HAP classés cancérogènes certains, probables et possibles ainsi que les nitrosamines et leurs précurseurs ; Dans l’attente de la réglementation, demande aux fabricants qu’ils s’assurent que les HAP classés cancérogènes ne sont pas présents dans leurs produits. *(1)Résultats détaillés dans le Que Choisir n° 498 de décembre 2011 |
|  | | Stef84

Messages: 207 25/04/2010 Age: 27 Localisation: Paris
 | Sujet: Re: Jouets Lun 5 Déc - 21:59:20 | |
| Editorial 28 novembre 2011 Jouets Menaces sur la sécurité des enfants
Alain Bazot Président de l'UFC-Que Choisir À l’heure où les enfants rédigent leur lettre au Père Noël, l’UFC-Que Choisir a aussi pris sa plume pour demander à l’Agence nationale de sécurité sanitaire et aux pouvoirs publics de renforcer la réglementation sur la toxicité des jouets. Ils contiennent en effet encore trop de substances dangereuses pour leur santé.
La révision de la Directive européenne sur les jouets en 2009 n’a pas eu raison de tous les risques liés aux doudous et autres joujoux de nos enfants. Si elle comporte des avancées (vérification renforcée de la conformité des jouets aux marquages CE, limitation des substances cancérogènes ou toxiques), elle reste encore trop laxiste s’agissant de la toxicité des jouets, notamment ceux destinés aux très jeunes enfants. En effet, si l’absence de phtalates, formaldéhyde et colorants azoïques dans les 30 jouets que nous avons testés est plutôt satisfaisante, en revanche, l’UFC-Que Choisir s’inquiète de la présence importante de substituts aux phtalates, autant de substances qui n’ont fait l’objet d’aucune évaluation toxicologique officielle. De même, comment ne pas s’alarmer de la présence dans près de la moitié des jouets testés de HAP, ces dérivés pétroliers classés cancérogènes probables ou possibles par l’Agence américaine de l’environnement et l’Union européenne, ou encore de nitrosamines, également cancérogènes probables ou possibles selon le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Alors que les enfants de moins de trois ans sont particulièrement vulnérables à la toxicité des produits, il est inadmissible que toutes les substances chimiques présentes dans les jouets ne soient pas évaluées sur le plan toxicologique, afin de garantir leur innocuité, et que des substances cancérogènes probables ou possibles soient admises. L’Allemagne a décidé de renforcer sa réglementation sur les jouets. Outre-Rhin, la législation interdisant la présence de nitrosamines dans les tétines et les sucettes a été étendue aux jouets premier âge ; et Berlin a demandé aux institutions européennes la possibilité d’interdire les HAP classés cancérogènes certains ou probables par l’Union européenne dans les produits de consommation, et donc les jouets. Face au laxisme de la réglementation européenne, qu’attend la France pour faire de même ? Pour obtenir un renforcement de la réglementation, l’UFC-Que Choisir a saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) aux fins de procéder à une évaluation toxicologique des deux substituts aux phtalates trouvés dans les jouets testés et non encore évalués. Et nous demandons aux pouvoirs publics, nationaux et européens, de renforcer la réglementation relative à la toxicité des jouets en vue d’interdire la présence des HAP classés cancérogènes certains, probables et possibles ainsi que les nitrosamines… On ne doit pas jouer avec la sécurité de nos enfants. Bonnes fêtes de fin d’année à tous.
http://www.quechoisir.org/loisirs-tourisme/sport-culture/produit-au-rappel-panoplies-petit-indien-niki-kousteni-joueclub |
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